Qu’est-ce que la GESTALT ?

Le mot Gestalt est un terme Allemand qui veut dire la "forme", la "figure", cette notion donne l'idée du mouvement, dans le sens de COMMENT nos expériences prennent forme et donnent sens.

La Gestalt nous invite donc à observer comment ces "formes" se font et se défont et à se centrer sur les rigidités et les blocages de ces mouvements dans l'intention de rétablir la fluidité des échanges entre la personne et son environnement.

La vision holistique de l'homme, inséparable de son environnement, est le fondement de cette approche qui considère que l'homme influence son environnement en même temps qu'il en est influencé.

La Gestalt-thérapie met l'accent sur la manière singulière de chacun d'être au monde et de contacter ce monde.

La Gestalt considère que l'individu est toujours en contact avec son environnement large (personnes, objets, lieux, animaux), et que cette expérience de contact précède la relation.

Le lieu d'échange entre la personne et son environnement est la "frontière contact". Le gestalt-thérapeute s'intéresse donc aux modalités et aux fluctuations de ce contact. Il est amené à reconnaître l'expérience de son client à cette "frontière contact" et à en observer le processus. Selon la Gestalt, l'organisme survit et se développe grâce à l'assimilation de la nouveauté. Le contact est la "conscience" (awarness) de la nouveauté assimilable et des actes dirigés vers elle, ainsi que le rejet de la nouveauté inassimilable.

C'est l'ajustement créateur qui permet à l'organisme de s'adapter continuellement à la nouveauté. Mais cette nécessité de s'ajuster pour se développer est anxiogène car elle ouvre sur l'inconnu.

L'acte de foi de la Gestalt-térapie est que, face à la nouveauté, l'ajustement créateur participe au changement, alors que les ajustements "boiteux" enferment dans la conduite de répétitions invalidantes .

Le Gestalt-thérapeute adopte une position phénoménologique. Cette posture l'engage donc en tant que personne. Il est partie prenante dans la situation et sa manière de s'impliquer dans la relation conditionne le déroulement du procéssus thérapeutique. Il est donc intervenant et actif, il partage ses idées, ses ressentis et il intervient en paroles mais aussi par le silence, une posture particulière ou une attitude délibérée.

Cette implication contrôlée lui permet, par les phénomènes de résonance et de contre-transfert, d’enrichir sa compréhension de ce qui se passe et inciter ainsi à une prise de conscience chez le client.